Nations unies - Journée internationale de la fille (11 octobre 2017)

A l’occasion de la Journée internationale de la fille organisée par les Nations unies, la France rappelle son engagement en faveur de la défense des droits fondamentaux des filles et en faveur de leur accès à l’éducation.

Nous sommes mobilisés à titre national et dans les enceintes multilatérales pour mettre fin à toutes les formes de violences liées au genre et lutter contre les inégalités qui subsistent entre filles et garçons en matière d’accès à l’éducation, à la nutrition, à la justice et à la santé.

Quelques exemples de l’action de la France dans les domaines de l’éducation, de la santé et des droits des filles.

Sécurité et accès des filles à l’école

Nombre de filles n’ont pas accès à l’école car leurs familles craignent pour leur sécurité ou n’ont tout simplement pas les moyens d’assurer leur subsistance.

En matière d’accès à l’éducation, la France soutient PLAN, l’UNESCO et l’UNICEF dans leurs interventions au Sénégal, au Togo et au Cameroun pour que les filles soient en sécurité à et sur le chemin de l’école. Ce programme mobilise les enseignants, les communautés, les forces de police et les services judiciaires pour que les violences dont peuvent être victimes les filles à l’école et sur leur chemin ne soient ni acceptées ni impunies.

Pour que les familles continuent de scolariser leurs filles, la France finance des repas scolaires au Niger. Les familles qui permettent à leurs filles de fréquenter l’école bénéficient d’un apport renforcé en vivres. La contribution française a permis le maintien des cantines scolaires dans 103 écoles réparties dans 11 communes. 18 700 enfants ont bénéficié de repas scolaires grâce à cette contribution. Dans ces écoles, le ratio filles/garçons dans les écoles est supérieur de 10% à la moyenne nationale.

Prévention et vaccination

L’action de la France à travers le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, UNITAID ou GAVI, l’alliance du vaccin a un impact décisif sur la santé des filles.

Ainsi en Afrique du Sud, 385 filles de 15 à 19 ans sont contaminées par le virus du SIDA chaque semaine. La contribution française à UNITAID va permettre de lancer un projet innovant de prévention qui devrait réduire de 75% le nombre de contaminations. 1200 filles seront ainsi épargnées chaque mois.

A travers sa contribution au Fonds mondial, la France accompagne 13 pays d’Afrique australe et centrale pour réduire de 58% d’ici 2022 le taux d’incidence du sida chez les filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans. Elle accompagne également le Botswana pour réduire le taux de prévalence du SIDA chez les jeunes filles en informant celles qui sont déscolarisées sur leur santé.

La France est le 6e contributeur à GAVI, l’Alliance du Vaccin. Entre 2010 et 2015, 138 millions de filles supplémentaires ont pu avoir accès à la vaccination grâce à son action. Avec le soutien de la France, GAVI finance l’introduction du vaccin HPV contre le cancer du col de l’utérus pour les jeunes filles dans des pays où, très souvent, les femmes n’ont pas accès au dépistage et au traitement.

Informations sur leurs droits et autonomisation

A travers le Fonds Français Muskoka, qui réunit depuis 2011 l’UNICEF, l’OMS, ONU Femmes et UNFPA en faveur de la santé des femmes, des enfants et des jeunes dans huit pays d’Afrique de l’ouest, la France finance par exemple une ligne d’information téléphonique sur les droits des filles et des femmes et la santé au Sénégal. Depuis l’ouverture de la ligne GINDIMA en août 2016, 90 000 jeunes Sénégalaises ont pu s’informer sur les maladies transmissibles, la contraception, ou leurs droits face aux violences.

A Paris, la direction générale de la mondialisation a reçu le 9 octobre des activistes malienne, sénégalaise et franco-capverdienne de l’organisation PLAN à l’occasion du lancement du rapport « Libérons le pouvoir des filles » pour échanger sur les freins à l’autonomisation des filles comme les grossesses et mariages précoces ou les difficultés de scolarisation, et les vecteurs de changement tels l’accès à une éducation de qualité ou la participation à la vie politique et associative.

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